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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 21:32

 

J'écris ce post en réaction a un article paru sur Figarovox, endroit ou d'habitude je ne vais jamais mais ou je me suis rendu suite au post d'un ami facebook. Je ne vais pas écrire tous les jours sur des articles ou posts qui me font réagir, car entre les quenelles, la maltraitance des chatons ou l'organisation des jeux en Poutinie je n'arrêterai plus, et j'ai une famille et un métier. Par ailleurs, nétant ni journaliste, ni artiste, juste tenancier d'un blog, qui peut prêter attention à mes divagations illégitimes.

Prenez d'abord connaissance de l'article en question ici, 

  • Alors voici que sort l'album de Fauve ≠, tellement vanté dans certains journaux («2014, l'année Fauve ≠» se sont écriés certains hebdomadaires incorruptibles, alors que l'année venait juste de commencer, un quotidien de gauche consacrant quant à lui sa Une et sept pages d'enthousiasme hystérique à ces nouveaux venus)... Qu'est-ce donc? D'abord, précisent les intéressés, ce n'est pas un groupe. Non, non, c'est un «collectif», pardon! Ils comptent même dans leurs rangs, attention, un «vidéaste» et un «graphiste». Et puis, le mot Fauve est accompagné du signe ≠: soit, pour ceux qui se souviennent vaguement de leurs maths, «non égal à». N'est-ce pas fort? C'est que Fauve ≠, ce n'est pas n'importe quoi: c'est un concept! Des jeunes Parisiens tenant Les Nuits fauves pour un chef-d'œuvre qui nomment leur musique «spoken word» (un terme existe déjà depuis des lustres pour désigner leur truc: slam) et se désignent comme «des gens gris». Ils parlent des horreurs de la vie avec un ton très grandiloquent sur fond de synthés et de guitares new wave déprimées elles aussi. Au niveau des textes, c'est du puissant: «Tu nous entends la tristesse? Tu nous entends la mort? Va te faire enculer!». Ou «Le plus important n'est pas ce que tu es mais ce que tu as choisi d'être». Voire «Tu te demandes si tu es une bête féroce ou bien un saint, mais tu es l'un et l'autre.» (ils ont le tutoiement facile). La presse a beau avoir salué tout cela comme le truc le plus génial depuis l'invention du grille-pain, sur les réseaux sociaux, ça se bidonne sec ( «On dirait un sketch des Inconnus», «Ils font passer Grand Cornichon Malade pour Emil Cioran», etc.) et il y a fort à parier que dans un an, ce fauvisme saisonnier sera oublié, comme ce fut le cas auparavant pour le pauvre Woodkid, pareillement encensé, prestement disparu, et semblable condensé de vide bobo.
  • «Les consommateurs -qui payent leurs disques, eux, contrairement aux journalistes- en ont assez d'être pris pour des jambons»
  • Le problème des pages culturelles des journaux a toujours été le même: il s'agit de trouver un génie, si ce n'est chaque semaine, au moins plusieurs fois par an. C'est ainsi qu'on nous a vendu comme d'authentiques chefs-d'œuvre les inepties de Cascadeur (le sous Daft Punk à lui tout seul), Sébastien Tellier (dont la musique ressemble, lorsqu'il est inspiré, aux bandes originales des pornos seventies), Woodkid (une sorte de Mormon très déprimant), et aujourd'hui de Fauve ≠. Mais les consommateurs -qui payent leurs disques, eux, contrairement aux journalistes- en ont assez d'être pris pour des jambons. D'où la déferlante et les hurlements de rires sur Facebook ou Twitter. C'est amusant, et réjouissant. Ce qui est moins drôle est la réaction des journalistes ayant vanté ces piètres «artistes»: ils traitent cette sceptique piétaille de «haterz». Avec ce vocable tellement infantile qu'il semble nous ramener à la cour de récréation, c'est une dictature du bon goût qui se profile. Ces effrontés inféodés, refusant de se prosterner devant la doxa bobo sont, forcément, des réactionnaires. Encore une moquerie sur Facebook et, sans doute, sentiront-ils «le nauséabond», évoquant irrémédiablement les proverbiales «heures les plus sombres de notre histoire». Les «méchants» sont ces internautes qui osent «critiquer» (critiquer est mal, sauf lorsque c'est un journaliste qui s'y colle).
  • Les «méchants» osent réfléchir, se poser des questions, juger avec leurs oreilles et leurs cerveaux. Voici où nous en sommes rendus: ne pas adhérer en masse aux élucubrations hystériques de certains journalistes voyant la Vierge dans chaque nouveau disque de Daft Punk est «méchant» ou «haineux». A ce train-là, il ne faudra pas que la presse s'étonne de perdre des lecteurs, de plus en plus conscients d'une part du mépris des journalistes envers leur public, d'autre part de leur incapacité à trier le bon grain de l'ivraie. Ce qui serait, dans le fond, faire de la prescription. Un terme qui semble désormais bien galvaudé.

Nous avons une fois de plus à faire à un de ces gens qui disent « les gens sont cons », sans se rendre compte qu'IL EST les gens. Pour ceux qui ont fait le catéchisme on pourrait aussi dire «Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et n'aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil ?».

Pourtant, il y a dans cet article un fonds de réalité à savoir, comment les médias institutionnels essaient de nous vendre ce qu'une certaine intelligentsia considère comme étant incontournable. Je le rejoint dans cet état de fait, il suffit d'un ou deux articles branchés d'une bonne prise de température du parisianisme et de la netosphere et hop on à droit à un millier de copier-coller de ces premiers articles dans tous les médias.

      Il y à quelques temps j'avais écrit un article « LESCOP l'arbre qui cache la forêt new-wave » agacé par le phénomène écrit plus haut et non pas par l'artiste et son album que j'adore et considère sincèrement comme UN DES MEILLEURS albums francophone de ces dernières années. allez paf un coup pour l'artiste car il le vaut bien.

 

 

 

  Aujourd'hui comment ne pas être agacé par l'overdose de STROMAE et DAFT PUNK, mais sur qui doit on tirer les artistes ? ou le système ? Le journaliste de l'article lui tire en aveugle, fauchant tout sur son passage et en retirant une certaine et lisible jouissance.

En écrivant cet article j'écoute FAUVE sur un site de streaming, faut quand même savoir où se situe l'objet de cette crispation. Et, il faut aussi, que vous, vous sachiez de quoi il en retourne avec ce clip.

 

 

 

Je ne connaissais que le morceau NUIT FAUVES, qui ne m'a pas laisser indifférent lorsque je l'ai écouté la première fois (sur le mouv), cela étant ce n'est pas du tout ma tasse de thé musicale. Le genre est un compromis entre pop/rock et slam avec des paroles très incisives, provocatrices, dépressives, galériennes, ( rap'n punk ça existe ?). A contrario des produits issus des usines STARACC et VOICE, FAUVE est loin d'être un produit marketing. Indé et sans maisons de disques, leur musique est à l'opposée totale de ce qui aurait été retenu par une major ( qui maintenant elur court après), et je pense leur démarche artistique sincère même si à moi ça ne parle pas.

           Personnellement je regrette un peu mon article sur LESCOP, car tout bien réfléchi ne vaut il pas mieux lire 100 articles (mêm copiés-collé) qui parlent de lui que sur des sujets dont on me gave : Johnny halliday, le foot , the voice, le rapn'b, les quenelles, les scooters nocturnes, Psy, Nabila ...

Dernièrement dans le parisien, il y avait 2 pleines pages consacrées a des groupes genre « inconnus du grand public», dont, hasard, FAUVE et CASCADEUR cités dans l'article en question. Dans cet article il y est aussi question du duo français AS ANIMALS, dont je n'avais jamais entendu parlé alors que j'écume le net a la recherche de ce genre de musique dont je suis friand. Incroyable je dacouvre de groupes grace au Parisien, c'est presque surnaturel. Pour le coup, avant de continuer, vous y avez droit, pause musique.

 

 

 

      CASCADEUR, justement est cité par le journaliste en ces termes «C'est ainsi qu'on nous a vendu comme d'authentiques chefs-d'œuvre les inepties de Cascadeur (le sous Daft Punk a lui tout seul) » et c'est là que je prends l'individu en flagrant délit d'ignorance flagrante et crasseuse, de tir en aveugle et d'exercice d'essai de «bons-mots-vais-gout» foireux. Je vous propose déjà de prendre connaissance du dernier morceau de CASCADEUR, si vous y trouver une ressemblance avec la musique de DAFT PUNK, faites le moi savoir pour que j'aille consulter un spécialiste des oreilles, je dois avoir un problème.


 

 

 

CASCADEUR, personne ne ma l'a vendu, j'en avais un peu entendu parlé et je ne l'ai vraiment découvert que lorsqu'il est venu en concert prés de chez moi, dans une petite salle de banlieue parisienne, en dehors du circuit des salles parisiennes, loin des publics bobos ou branchouilles. La salle n'était pas pleine, mais je peux vous dire que le public était conquis. Mon épouse qui au départ ne voulais pas aller vois un artiste qu'elle ne connaissait pas est tombé sous le charme. J'ai consacré un article à son live ici, un incroyable vrai moment de créativité artistique.

Si le journaliste fait un amalgame avec DAFT PUNK c'est qu'a l'instar de ces dernier on ne connait pas son visage car il s'affuble soit d'un casque d'aviateur ou de masque de lutteur mexicain, la comparaison s'arrête la.

  L'auteur de cet article, NICOLAS UNGEMUTH écrit tel les bien pensants qui fustigeait les relations avant mariages mais s'envoyait en l'air au bordel. Il fustige ce qu'il est lui même, je le cite «il ne faudra pas que la presse s'étonne de perdre des lecteurs, de plus en plus conscients d'une part du mépris des journalistes envers leur public, d'autre part de leur incapacité à trier le bon grain de l'ivraie ». Cela fait depuis bien longtemps que c'est le cas, mais qui a besoin désormais de la presse pour prescrire ce qui est bien ou mal. Streamez et faites vous une idée.

         Mais qui est il exactement ? voici un petit extrait de kiséceuga. Tiens, il a écrit dans rock'n folk, concurrent des Inrocks qu'il égratigne dans l'article, ah ! 

Extrait du figaro du 24/09/2012

  • Il tire sur tout ce qui ne bouge pas. Critique à Rock & Folk, Nicolas Ungemuth n'a jamais hésité à avoir la dent dure dans ses écrits. Y compris contre les vaches sacrées auxquelles il rend un hommage brillant (et contrasté!) dans son nouvel ouvrage intitulé Le Roman du rock. Les lecteurs du magazine musical savent à qui ils ont affaire. En 2003, le journaliste publiait un article consacré aux 40 pires groupes de l'histoire. «Dans des notules burlesques écrites d'une plume trempée dans le proverbial vitriol, Ungemuth le polémiste pointe l'endroit où le bât blesse, écrit Philippe Manoeuvre dans la préface. Toto, Yes, Duran Duran ou The Police, était-ce bien raisonnable? Son papier fera un bruit dément. Trois mille fans de Yes ulcérés signent une pétition qui arrive en recommandé AR sur le bureau de notre saint patron.» Voilà les présentations faites.

 

Allez pour finir un petit WOODKID « une sorte de Mormon très déprimant » qu'il a dit , ah bon ? Le plus grave c'est que ce genre de journalistes ecrivent aussi sur des sujets plus graves, on n'est pas dans la merde !

 

 

 

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commentaires

Kilo Immortel 12/02/2014 14:34


Je viens de lire l'article "les 40 pires groupes de la histoire" de Nicolas Ungemuth et honetement je crois qu'il s'agit d'un simple provocateur. Dire qu'U2 ou Queen en font parti nous
demontre que l'auteur ne veut qu'épater. Je reconnais que j'aime la provocation mais c'est evident que ce que je dis ou ce que j'ecris a pour but de rire.


Pourtant ce journaliste n'est pas un bloggeur comique, il écrit pour les medias, alors je suppose qu'il écrit ce qu'il pense (aucun problème) mais il devrait
s'informer mieux, c'est type de journalisme pue et malheuresement est très habituel, je me rappelle d'un article écrit par rapport au concert de Trust à Madrid et le journaliste fait mention
de chansons que Robert n'avait pas jouée!!! 


En Espagne, nous aimerions avoir une overdose de Daft Punk et Stromae. Pourtant nous avons une overdose de chanson legère espagnole, des groupes indies moches, mal habillés et sans
talent et surtout de divas pop americaines.


A+  

CAGLIOSTRO 25/02/2014 22:59



La critique est facile, l'art est difficile., mais même lorsqu'on critique on se doit à défaut d'avoir une certaine rigueur au moins avoir de l'humour , mais ce gars n'a ni l'un ni l'autre il
foire donc ce qui est facile mais il gagne quand même de l'argent avec ça. 



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